À Paris, sur la Place du Panthéon, 30 siècles d’histoire des savoirs s’affichent sur les murs de la Bibliothèque Sainte-Geneviève : 810 noms d’hommes et de femmes, de Moïse à Marceline Desbordes-Valmore, en passant par Sappho et Mohammed, couvrent les murs derrière lesquels sont conservés des milliers de manuscrits, des centaines de milliers de livres rares et des millions d’imprimés. Avant même d’accéder à la célèbre « salle Labrouste », où Sophie Marceau, interprétant L’Étudiante de Claude Pinoteau (1988), préparait son agrégation de Lettres, le lecteur peut passer entre deux globes de Coronelli pour accéder à la réserve. Il y trouvera un jardin secret, rempli de trésors sauvés des furies guerrières et révolutionnaires, dont un magnifique manuscrit du copiste crétois Ange Vergèce, promoteur des lettres grecques à la cour de François Ier. Si le bestiaire byzantin en vers qu’il contient, composé par le poète-voyageur Manuel Philé, est complètement inconnu du public d’aujourd’hui, la figure de la licorne – qu’on y distingue de celle de l’onagre – séduit aujourd’hui tout autant qu’à la Renaissance. Antoine Boustany, conservateur des bibliothèques, et Bérénice Guyard, élève de l’École Normale Supérieure, nous servent de guides dans cette incursion dans le monde des beaux manuscrits et des bêtes miraculeuses.

Nos invités :

  • Antoine Boustany, conservateur des bibliothèques, Bibliothèque Sainte-Geneviève
  • Bérénice Guyard, élève au Département des Sciences de l’Antiquité de l’École Normale Supérieure de Paris